Le billet est acheté, le train aussi, et la question arrive toujours trop tard : où dormir, et comment rejoindre Ernest-Wallon sans passer l’avant-match dans un bouchon ? Voir le Stade toulousain à domicile quand on vient d’une autre région, c’est un petit voyage, pas une sortie au stade du quartier. Le match dure quatre-vingts minutes ; la réussite du week-end tient à quelques choix faits plusieurs semaines avant.
Réserver avant de connaître l’heure du coup d’envoi
En Top 14, le jour et l’heure exacts d’une rencontre ne sont souvent arrêtés que quelques semaines à l’avance, une fois la programmation télévisée fixée. Le supporter qui attend cette annonce pour chercher une chambre la cherche en même temps que tous les autres. La parade est simple : dès que le week-end du match est connu, réservez une chambre annulable du vendredi au dimanche, et raccourcissez ensuite si l’horaire le permet.
Même logique pour le train. Un match programmé le samedi soir rend le retour dans la nuit irréaliste pour la plupart des voyageurs venus de loin : la rencontre finit tard, la sortie du stade prend du temps, et les derniers trains ne vous attendront pas. Comptez au minimum une nuit sur place, deux si vous voulez voir autre chose que les tribunes.
Dormir près du stade ou en centre-ville ?
Ernest-Wallon se trouve au nord-ouest du centre, dans le quartier des Sept-Deniers, non loin de la Garonne. Loger à côté paraît logique. Sur un week-end entier, c’est rarement le bon calcul : vous gagnez du temps le soir du match, et vous le reperdez le reste du séjour, loin de ce qui fait le sel de Toulouse, ses places, ses terrasses, ses quais.
Le centre, lui, se parcourt à pied, et le secteur de la gare Matabiau a un avantage de plus pour qui arrive en train : on pose son sac quelques minutes après être descendu du train, sans métro ni taxi. C’est le parti pris d’une adresse comme le FirstName Toulouse, sur les allées Jean-Jaurès, à six minutes à pied de la gare et à cinq du métro : on arrive par le train, on rejoint le Capitole à pied, et l’on garde ses forces pour les tribunes.
Si vous venez en bande, à six ou huit, regardez aussi du côté des appartements avec services hôteliers. Une pièce commune où se retrouver avant de partir au stade, et où refaire le match après, vaut mieux que quatre chambres réparties sur trois étages.
Rejoindre Ernest-Wallon le jour du match
Venu en voiture depuis votre région ? Le plus sage est souvent de ne plus y toucher une fois arrivé. Laissez-la dans un parc relais en bout de ligne de métro, ou au parking de votre hébergement, et faites le reste du week-end en transports et à pied : vous vous épargnerez la chasse à la place en plein centre.
Reste le trajet jusqu’au stade. Aucune des deux lignes de métro ne passe à ses abords. Il faut donc composer avec le bus, le vélo, la voiture ou ses jambes. La voiture est la moins bonne option : se garer près d’un stade un soir d’affluence tient de la loterie, et la sortie se fait au pas.
Le bus reste le plus simple pour qui loge en ville. Préparez l’itinéraire sur le site du réseau Tisséo la veille, pas une heure avant, et partez tôt : à l’approche du coup d’envoi, tout le monde a la même idée que vous. Le vélo, en libre-service avec VélôToulouse ou loué pour le week-end, a pour lui la prévisibilité, à condition de repérer à l’avance où le laisser. Quant à la marche depuis le centre, elle se fait, mais prévoyez large et de bonnes chaussures.
Un détail à vérifier avant de bâtir l’itinéraire : certaines grandes affiches du Stade toulousain se jouent au Stadium, sur l’île du Ramier, et non à Ernest-Wallon. Le lieu figure sur le billet ; lisez-le deux fois plutôt qu’une.
Une journée en ville avant le coup d’envoi
Un match en soirée laisse une journée entière. Commencez par le marché Victor-Hugo en fin de matinée : les étals pour le spectacle, l’étage pour déjeuner, puisque des restaurants y cuisinent les produits du marché. Saucisse de Toulouse, confit, fromages des Pyrénées : c’est le moment de manger copieusement, car le dîner sera tardif ou avalé debout.
L’après-midi, la place du Capitole est à quelques minutes, et la Garonne guère plus loin. Ne cherchez pas à tout voir : une promenade sur les quais, une sieste pour ceux qui ont pris la route à l’aube, et un rendez-vous fixé à l’hôtel une heure avant le départ pour le stade. C’est l’horaire à ne pas manquer, car c’est toujours à ce moment-là que le groupe se disperse.
Après le match, la soirée se passe place Saint-Pierre
Victoire ou défaite, la soirée se prolonge rarement loin du centre. La place Saint-Pierre, au bord de la Garonne, est l’adresse naturelle des soirs de rugby : ses bars se remplissent de maillots rouge et noir, et l’on y refait le match jusque tard. C’est l’autre argument pour loger en ville : le retour se fait à pied, sans guetter un taxi à une heure du matin.
Le dimanche, gardez la matinée pour flâner : le Pont-Neuf, le quartier Saint-Cyprien sur l’autre rive, ou un petit-déjeuner tardif en terrasse. Et pour le retour, préférez un train de milieu d’après-midi à celui du matin : après une troisième mi-temps place Saint-Pierre, l’heure de sommeil gagnée vaut largement la demi-journée perdue.
